Audrey Hepburn... la femme que toute femme normalement constituée aurait rêvé d'être... Brillante comédienne, danseuse de talent, polyglotte, d'une classe et d'une élégance rares, d'une beauté éclatante et d'une générosité angélique... Bref, tout ce que je ne suis pas (mais ça me laisse toutes les tares et les vices, et d'un autre côté, ce n'est pas plus mal, parce que quand on part des abysses et qu'on y est habitué, la vie est toujours fun... ou presque...)! Une filmo quasiment sans tâche qui va de 1954 à 1967 (plus quelques retours jusqu'en 1988), c'est sûr, à l'instar de la mère Deneuve, Audrey avait le chic (ah, ah!) pour choisir ses rôles!
Breakfast at Tiffany's (Diamants sur canapé)
Genre : Fille perdue, cheveux et garde-robe impecs.
Note : CULTE!

Adaptant un bouquin de Truman Capote, Blake Edwards a réussi à faire d'une histoire insipidement trashy, un chef-d'oeuvre, même si son film souffre d'une petite faiblesse (en l'occurrence, Mickey Rooney... Je suis vraiment d'une drôlerie, moi!). J'ai répertorié le film sous son titre original, parce que, perso, je n'ai toujours pas trouvé quelle drogue a contribué à ce que le titre français soit aussi peu correspondant! Et d'ailleurs, la version française est un gâchis complet, elle aussi. Mais qu'importe! Je crois que de tous les rôles d'Audrey Hepburn, celui-ci est le plus marquant. D'abord, parce que c'est le début des 60's et que malgré le code Hayes, ce film est plutôt culotté, parce que Givenchy n'a jamais été aussi bien mis en valeur qu'avec cette robe de soirée noire d'une sobriété et pourtant d'une classe folle, et enfin, parce c'est le début de l'évolution de la carrière d'Audrey qui, jusque-là était toujours cantonnée (mais elle le faisait tellement bien!) à des rôles de jeunes premières bien sous tous rapports (donc lisses). Et dire que Truman Capote voulait Marylin Monroe! Enfin... Dans "Breakfast at Tiffany's", Audrey incarne Holly Golightly, paumée sublime en escort-girl chiquissime (mais où est-ce que je vais pêcher tout ça, moi?) qui cherche un sens à sa vie et un lieu où la mener, accompagnée par Cat, son chat sans nom et Paul "Darling Fred", un écrivain tout aussi paumé qu'elle (George Peppard, le "Hannibal" de "l'Agence tout risque" à l'époque où il était jeune, beau et célèbre), lequel se fait entretenir par une riche femme mariée (Patricia Neal)... Le point noir du film, comme je le disais plus haut, c'est Mickey Rooney! Grimé comme un as de pique pour ressembler à un Japonais, Mickey se livre à un cabotinage poussif, à la limite du supportable, et franchemement raciste. La vision des Japonais aux Etats-Unis étant peut-être la cause de tant d'excès. Heureusement, on ne le voit pas beaucoup et on se délecte des "petits" dérangements que Holly lui cause! Côté musique,Henri Mancini est aux manettes (pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est lui qui a fait la musique du film de Blake Edwards "La Panthère Rose") et évidemment on alterne entre rythmes latins et jazz classieux, entre joie et mélancolie. Le point d'orgue de cette bande originale étant bien entendu la chanson "Moon River" interprétée par Audrey herself, et que Mancini a composée parce que c'était elle (un petit rapport à la Montaigne/La Boëtie en quelque sorte, d'autant plus que Mancini a signé la B.O. de trois autres films avec elle!)... Que dire du travail de Blake Edwards? On sent venir les films ultérieurs du réalisateur, comme "The Party" (il y a dans "Breakfast at Tiffany's" les prémisces de ce film culte, avec une scène de fête, dans l'appart' de Holly, de 12 minutes, complètement barrée) et le goût d'Edwards pour les rapports homme/femme un peu insolites (ici entre deux paumés). Voilà, l'ensemble est un comédie romantique douce-amère, flirtant avec de la comédie pure et de la peinture sociale... Un mélange qui s'avère plus que charmant, déconcertant ou simplement, même, touchant... Et bien que le personnage n'ait rien à voir avec son interprête, it's so Audrey!
Ariane (Love in the Afternoon)
Genre : Histoire d'amour sur le fil (ah,ah,ah!!!)
Note : ****
Fille d'un détective privé (interprété par un Maurice Chevalier aussi anglophone que possible, c'est dire!), Ariane (Audrey), qui étudie le violoncelle au Conservatoire, sauve la vie d'un séducteur impénitent (Gary Cooper) sur lequel son père enquête. En effet, chargé par un mari soupçonneux (l'excellent John McGiver, qui retrouvera Audrey en irrésistible vendeur de chez Tiffany's dans le film de Blake Edwards) de surveiller sa femme, Mr Chavasse (Maurice, donc!) lui apprend qu'elle est la maîtresse du play boy américain qui chaque année fait augmenter son chiffre d'affaire. Le mari décide d'aller tuer le malotru dans sa chambre du Ritz, mais l'intervention d'Ariane évite le pire! Une étrange relation se noue alors entre le play boy et la jeune fille. Elle ne lui rend visite que les après-midi au lieu d'aller en cours (d'où le titre original "Love in the Afternoon"!), et pendant qu'elle tombe amoureuse en se faisant passer pour une femme aux multiples amants (tous tirés des affaires de son père), il s'amuse de ce délicieux alter ego féminin, jusqu'au moment où cela ne l'amuse plus du tout... Il décide alors de faire enquêter sur la jeune femme par son propre père (sans le savoir bien entendu...)!
Il n'y avait que Billy Wilder ("Certains l'aiment chaud", "La Garçonnière", "Sept ans de réflexion"...) pour amener un conte un peu immoral (surtout en 1959!) de façon aussi subtile. Le génial réalisateur des comédies à l'ancienne, héritier de Lubitsch, a su tirer le meilleur parti de son scénario et de ses comédiens, et apporter, grâce à la fraîcheur d'Audrey Hepburn opposée à la complexité masquée de désinvolture de Gary Cooper, une touche d'émotion indispensable à toute grande comédie qui se respecte!
Deux Têtes Folles (Paris When It Sizzles)
Genre : Pétage de plomb assumé.
Note : CULTE!
Attention, film culte!... En tout cas, un des miens! L'histoire : Richard Benson, scénariste hollywoodien se la coulant douce à Paris, très doué dans le dosage du Bloody Mary (un homme selon mon coeur!), doit rendre dans deux jours (jour du 14 juillet) le scénario dont on lui a passé commande. Malheureusement, il n'a que le titre et avoue à la dactylo qui lui est envoyée pour tout taper, qu'il n'a pas écrit la moindre ligne!!! Tous deux imaginent alors un scénario, en se mettant en scène. Réalisé par Richard Quine et remake d'un film de Julien Duvivier ("La Fête à Henriette"... Déjà tout un programme!) que je n'ai malheureusement jamais vu, "Deux Têtes Folles", sorti en 1963, est un grand n'importe quoi articulé autour d'Audrey Hepburn, dont c'était le dernier film à la Paramount. A commencer par sa co-star, William Holden (déjà son partenaire dans "Sabrina" de Billy Wilder avec Bogey). Et apprendre que le scénario du film a été écrit par George Axelrod, déjà auteur de celui de "Breakfast at Tiffany's" (il s'amuse d'ailleurs à y faire référence tout au long du du film), aide a mieux le comprendre. Les clins d'oeils à la - pourtant encore jeune - carrière d'Audrey à la Paramount fusent : chanson de Fred Astaire "That Face" (allusion à "Drôle de Frimousse"), la scène de bagarre à la fin qui n'est pas sans rappeler celle dans "Vacances Romaines", la présence du mari - et partenaire dans "Guerre et Paix" - d'Audrey, Mel Ferrer (il faut faire bien attention, c'est un caméo très furtif)... Bref, tout est signé Paramount, excepté l'allusion à "My Fair Lady" (de la Warner), et non à "Pygmalion", titre original de la pièce de George Bernard Shaw, dont est tirée l'histoire. En effet, à l'époque, tout Hollywood sait déjà que ce n'est pas Julie Andrews, la créatrice du rôle à Broadway, qui jouera Eliza Doolittle dans le film (pas assez bankable!... Mais, je vous en dirai plus dans la rubrique "My Fair Lady"), mais bien Audrey. Ce qui rend la chose encore plus savoureuse! Les présences de Tony Curtis, Marlène Dietrich et la voix de Frank Sinatra ajoutent à ce délire pur. Il y a également des blagues visuelles tordantes, et des présences insolites (les deux peaux-rouges, c'est énorme, d'autant plus que c'est "en français dans le texte"!)... Mise en abyme, surjeu jubilatoire, petites impertinences faisant la nique à la censure, auto-dérision d'Audrey Hepburn sur son image, critique à peine masquée de la paupérisation de l'écriture des scenarii à Hollywood... C'est un grand tout! A noter aussi la présence du comédien et dramaturge Noel Coward, dans le rôle du producteur, positivement irrésistible! Et de Grégoire Aslan en inspecteur savoureux. Voilà... J'en rajouterais bien, mais après, ça fait trop! Ce film, est évidemment à voir en version originale, sous peine de perdre beaucoup de la drôlerie du film!
Charade
Genre : Parodie de polar hitchcockien classieux.
Note : *****
Sabrina
Genre : 1 fille, 2 garçons... Le triomphe de Givenchy!
Note : ****
Voyage à deux (Two For The Road)
Genre : Road movie matrimonial de la loose.
Note : *****
Comment voler un million de dollars (How to Steal A Million)
Genre : Escrocs, mais pas trop.
Note : ****
My Fair Lady
Genre : From rags to riches (Métamorphose à la Cendrillon en chansons)
Note : *****
Drôle de Frimousse (Funny Face)
Genre : Fantaisie à Paris.
Note : ****
Jo Stockton (Audrey), jeune libraire férue de philosophie, accepte de devenir l'égérie d'un magazine de mode dans le vent, pour pouvoir se rendre à Paris et enfin rencontrer le Professeur Flostre (Michel Auclair), père du courant philosophique - qui s'avèrera philosophico-foireux - de l'empathicalisme, dont elle est une fervente adepte. Accompagnant Maggie (Kay Thompson), la rédac' chef du magazine, et le photographe Dick Avery (Fred Astaire), Jo découvre que les choses ne sont pas aussi tranchées qu'elle aurait pu le croire : les gens de la mode ne sont pas tous aussi superficiels que ça (et quand bien même, cela fait du bien d'être superficiel de temps en temps. On ne peut pas toujours être sérieux!) et, parfois, on peut tomber sur des pseudos philosophes qui n'ont pas de substance et qui créent du dogme pour arriver à leurs fins (mais tout ceci n'est qu'un film! Dans la vraie vie de telles pratiques de la part d'intellectuels sont tout simplement impensables. Impensables! Ça se saurait, sinon...)!... A méditer!
J'aurai pu mettre ce film dans la rubrique comédie musicale... J'aurais pu... Ouais, mais non! Dans ce film, Audrey est juste rageante, tant elle danse à merveille (si vous avez vu la pub pour GAP, vous en avez eu un aperçu)! C'est Audrey! La grâce, la classe, le talent... Audrey, quoi! Un petit mot sur l'immense Fred Astaire, qui est le partenaire d'Audrey dans ce film : il est magique, comme d'habitude, aérien, malgré son âge à l'époque et drôle! Son rôle est inspiré du fameux photographe de mode Richard Avedon (qui a d'ailleurs collaboré au film). Un mot aussi sur la musique de George Gershwin, excusez du peu, qui est le créateur du "musical" qui a inspiré le film et les chansons d'anthologie, "How long have this been going on?" et "S'Wonderful" de George également... Les seconds rôles eux aussi sont époustouflants (Kay Thompson, directrice artistique et danseuse émérite, nous offre avec Fred Astaire, l'un des meilleurs derniers numéros de danse que j'ai jamais vu, quant à Michel Auclair, en intellectuel dragueur, il est la preuve que l'on peut être français et parler anglais parfaitement bien!). Bref, du bonheur, du bonheur, du bonheur! Que demande le peuple? C'est vrai, ça, que demande-t-il?
Vacances Romaines (Roman Holiday)
Genre : Romance romaine.
Note : *****
Guerre et Paix (War and Peace)
Genre :"... Ben, ça parle de guerre et de... de paix. Et c'est Léon Tolstoi qui l'a écrit"...(Film pour lecteur fainéant ou pour lecteur adepte de Youpi Matin!).
Note : **
Si vous n'avez jamais eu le temps de lire ce chef-d'oeuvre de la littérature russe qu'est "Guerre et Paix", entre deux tentatives de suicide (oui... non, parce que vu l'épaisseur du bouquin, si vous avez entamé sa lecture sans être particulièrement fan de littérature russe, ça sent quand même un peu la dépression! Je le sais, je suis passée par là... Entre deux tentatives de suicide au Nutella!!! Je suis plutôt fan de littérature germanophone que russophone, mais j'imagine que cela peut paraître soporifique aussi pour certaines personnes...), ce film est fait pour vous! Cette épopée sur la campagne de Napoléon en Russie, vu côté russe bénéficie d'un casting très chic : Audrey, Mel Ferrer, Henry Fonda, Anita Ekberg, Vittorio Gassman, Jeremy Brett (le Freddy transi d'amour pour Eliza Doolittle dans "My Fair Lady", qui joue ici le frère de Natacha Rostov, jouée par Audrey Hepburn) et j'en oublie... Mais surtout, cela vous permettra de briller en société, si l'on vous pose une question sur le livre!
L'adaptation d'un tel classique, serait le travail de toute une vie et malgré tout son talent, King Vidor, a, hélas, subi l'oeuvre plus qu'il ne l'a adaptée. Reste alors la mise en scène classique, qui n'a pas forcément super bien vieilli, mais qui tient la route et un casting de luxe qui, tant bien que mal, essaye de porter le film. La tâche étant cependant par trop ardue, il ne donne pas la dimension intemporelle que l'on aurait pu espérer de tant de talents conjugués. C'est dommage... Mais Vidor et ses comédiens, ne sont pas les premiers à se casser les dents sur Tolstoï. Il n'en reste pas moins que l'entreprise est louable et audacieuse pour un film hollywoodien (adapter Tolstoï dans les 50's!), même si - forcément, elle ôte toute force à son sujet!
Seule dans la nuit (Wait Until The Dark)
Genre : Thriller dans le noir.
Note : ****
Et tout le monde riait (They all laughed)
Genre :
Note : CULTE!