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LA DENEUVOLOGIE

 
LE CULTE 
 

 
Quand on pense que Deneuve a débuté dans le cinéma, adolescente (13 ans), un peu par hasard, et qu'elle n'a vraiment pensé à devenir comédienne (elle l'a suffisamment répété pour qu'on ait fini par le comprendre! En même temps, à question redondante, réponse redondante...) qu'après les Parapluies de Cherbourg, on se dit qu'elle aurait pu devenir une fantastique sténo-dactylo, mais que ça aurait été quand même dommage! Force est de constater que la Catherine, elle a fait du chemin depuis ses 13 ans! Elle a fait plus de films cultes que la plupart des acteurs/actrices français ou étrangers, avec un éclectisme, une curiosité et - bon sang! - un putain de flair qu'on se demande si Catherine ne serait pas tout bonnement la légendaire Madame Irma dont on parle tant, mais qu'on n'a jamais vue! C'est vrai, entre "les Parapluies de Cherbourg", "Répulsion", "la Vie de château", "les Demoiselles de Rochefort", "Belle de jour", "Benjamin" (ou les Mémoires d'un puceau, où elle retrouvait le regretté Pierre Clémenti), "la Sirène du Mississippi", "Peau d'Âne" (et tout ça rien qu'entre 1963-1970!), "Liza", "le Dernier Métro", "Indochine", "Place Vendôme", "Dancer in the Dark", "8 femmes" (ouf!) pour les plus connus, ou elle a une boule de cristal qui fonctionne du feu de Dieu, ou elle a une chance insolente... Bien sûr, comme tous les grands acteurs/actrices, elle a eu ses casseroles, mais par son talent, elle arrive, on ne sait comment, à toujours sortir digne des choix qu'elle fait. 
 
La Chasse à l'homme 
Genre : La corde au cou. 
Note : CULTE! 
 
Palais Royal! 
Genre : Point de vue, images dérobées. 
Note : **** 
 
Même si Catherine Deneuve n'a qu'un rôle secondaire (et quel rôle !), dans ce film, il y a suffisamment de culte dans cette comédie, pour contribuer à en faire un film qui dure. Palais Royal, c'est l'histoire d'un clone de Lady Di qui ressemblerait à Valérie Lemercier (ça tombe bien, c'est Valérie Lemercier qui joue le rôle). Armelle, la princesse un peu godiche d'un royaume qui ressemble à un peu toutes les monarchies d'Europe, cocufiée par un mari prince héritier improbable et glandeur (Lambert Wilson, grandiose dans son jeu de branleur), qui se tape sa meilleure amie (Mathilde Seigner, très perverse) et détestée par la Reine-Mère (Catherine, digne de tous ses rôles comiques, voire même plus) et le Chambellan (Michel Aumont, majestueux en éminence grise de la Reine-Mère), est la risée de tout le monde. Une tarte à la crème va changer son destin... Perso, je suis toujours cliente de Lemercier, j'adore cette femme. Elle a un humour complètement déglingué, qui me parle beaucoup, des talents de comédienne et d'auteur inégalés dans la comédie française et un culot qui, depuis "Palace!", me rend souvent hystérique dans mon hilarité (wouah, c'est beau ça...). Donc, Palais Royal est le reflet de tout ça : c'est très, très bien écrit (une comédie ne souffre pas les temps morts, et là, il n'y en a pas), magnifiquement interprété (les rôles principaux, comme les seconds rôles et même les participations - Maurane est incroyable!), les musiques sont parfaites... Et en plus, comme Lemercier est une excellente directrice d'acteurs et une réalisatrice très exigeante, le résultat est une totale réussite! Viva Valérie! (Ouais, j'avais envie de faire une alittération en "v", on n'en a pas souvent l'occasion, c'était maintenant où jamais!!!) 
 
Peau d'Âne 
Genre : Princesse souillon recherche prince pour ne pas épouser son père...(Réf. 1970) 
Note : ***** 
 
Peau d'Âne! Ce n'est pas mon conte préféré de Charles Perrault, toutefois, je dois reconnaître que Jacques Demy en a fait un film cultissime. Le casting est parfait : Jean Marais (comme référence à Cocteau entre autres références) en père incestueux est royal, Jacques Perrin, le Maxence des "Demoiselles de Rochefort", toujours aussi rêveur, a laissé tomber le blond platine au profit de chapeaux à plumes rouges très seyants (si, si!...) et son emploi est criant de vérité, pour autant que l'on croit au prince charmant, Delphine Seyrig en marraine la bonne fée revancharde, superficielle et intéressée est véritablement excellente,comme toujours, Micheline Presle, fidèle à ses habitudes, est hilarante et parfaite, quant à Catherine, eh ben, Catherine... Elle incarne la princesse avec la grâce et l'éclat perpétuels qu'on lui connaît et son interprétation de la souillon est proprement (ah, ah, mais que je suis drôle! Que je suis drôle!...) stupéfiante (attention, jeu de mots!), au propre (et allez!) comme au figuré. 
Pour les chansons, Michel Legrand s'est surpassé afin de créer une atmosphère onirique et entêtante, quant aux paroles de Demy, elles cachent plus qu'on ne le croit! 
Enfin, bref, l'ensemble est un pur bonheur de couleurs éclatantes, de chansons et de kitsch assumé (mais ça devait être ça les 70's!), avec de constantes références à l'univers des contes et des sous-entendus un peu glauques qui mettent du relief à une histoire déjà pas très catholique, mais terriblement chiante... 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 19.02.2013
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